L'éducation des femmes sous pression au Cameroun

Angeline Njotu, responsable du programme d'éducation WEELP et Angelika Weber, responsable du programme Cameroun de Mission 21. Photo : Mission 21/Eva Sidler

Le programme d'éducation WEELP ("Women's Economic Empowerment and Literacy Programme") pour les femmes existe depuis 2009. Dans le projet de l'Eglise presbytérienne du Cameroun (PCC), les femmes de la région de Bamenda qui n'ont guère eu la chance d'être scolarisées peuvent apprendre à lire et à écrire et suivre une formation professionnelle.

Le WEELP est dirigé par Angeline Njotu. Dans son exposé, elle a donné un aperçu des succès obtenus jusqu'à présent, mais aussi des difficultés auxquelles le programme WEELP doit faire face depuis 2016. Bamenda se trouve dans la partie anglophone du Cameroun. Un conflit violent entre les séparatistes et le gouvernement y sévit depuis environ trois ans et a déjà fait près de 2'000 victimes. Plus d'un million de personnes sont en fuite.

Le succès grâce à des structures simples

Le programme d'éducation du PCC profite aux femmes en situation économique difficile, explique Angeline Njotu. Sans éducation, elles ne peuvent obtenir que peu de revenus. La pression financière aggrave en outre leur situation sociale. Dans les régions rurales, environ 60 pour cent des femmes sont analphabètes. Depuis 2009, environ 3 600 femmes en ont bénéficié. Grâce aux cours, elles gagnent aussi en confiance en elles. Une évaluation de 2018 montre que les trois quarts des diplômées sont mieux loties et peuvent mettre un peu d'argent de côté pour des achats.

Les cours sont organisés de manière simple et axés sur les besoins des femmes. Pour les formations professionnelles, elles choisissent elles-mêmes le contenu des cours, organisent les matières premières dont elles ont besoin pour fabriquer leurs produits. Souvent, les cours ont lieu sur place. Les monitrices se rendent au domicile des femmes et les forment sur place.

Restrictions dues à la guerre civile

Les restrictions imposées par le conflit violent rendent toutefois l'enseignement difficile. L'utilisation de locaux de cours est presque impossible, les cours ont lieu au domicile des femmes. Les femmes sont moins nombreuses à venir aux cours parce qu'elles craignent des actes de violence ou des enlèvements. Le matériel d'enseignement fait également défaut.

Angeline Njotu souligne que l'on n'abandonne pas pour autant. On peut mieux évaluer les dangers afin de réduire les risques liés à la fréquentation des cours. Grâce à l'aide de différentes organisations, dont Mission 21, les moyens financiers pour les cours peuvent être garantis. Le fait que les comportements sociaux changent est également positif. Ainsi, on est en train de briser les modèles traditionnels de rôles femme/homme, les hommes montrant plus de respect aux femmes qui apprennent.

Texte : Christoph Rácz, photo : Eva Sidler

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