Les communautés indigènes ne possèdent pas la terre comme un bien. Elles la partagent avec tous les êtres qui y vivent et entretiennent des relations avec eux. En revanche, les activités purement capitalistes s'approprient la terre d'une manière qui pèse sur les écosystèmes et provoque des souffrances.
Deux femmes indigènes, Jackie Hookimaw-Witt, une Crie du Canada, et Jocabed Reina Solano Miselis, une Kuna du Panama, donnent un aperçu des relations indigènes avec la terre comme fondement de la vie. Jackie Hookimaw-Witt montre comment les relations spirituelles avec la terre, la souveraineté alimentaire et la production alimentaire traditionnelle sont inextricablement liées à la survie culturelle et physique. Jocabed Reina Solano Miselis aborde l'importance de la mémoire indigène, de la spiritualité et de la responsabilité politique dans l'engagement pour la justice environnementale, la justice climatique et pour les droits des communautés indigènes.
Le webinaire invite à prendre au sérieux les visions du monde et les systèmes de connaissances indigènes et à réfléchir ensemble à la manière dont le soin de la terre, la responsabilité mutuelle et la paix sont liés.
Jackie Hookimaw-Witt, PhD, est pédagogue, photographe, militante des droits de l'homme, chef cuisinière et membre des Cris Mushkegowuk d'Attawapiskat au Canada. Elle a obtenu son doctorat à l'Université de Toronto (OISE/UT) et a présenté son travail lors de conférences internationales. Elle a également participé à des projets de la Legacy of Hope Foundation (Canada), de la Truth and Reconciliation Commission (Canada) et d'Incomindios (Suisse). Elle dirige un projet de jardinage de souveraineté alimentaire pour les jeunes à Attawapiskat et s'engage pour les droits des communautés indigènes.

Jocabed Reina Solano Miselis est membre de la nation gunadule au Panama, directrice de Memoria Indígena et prépare actuellement un doctorat en théologie à l'école de théologie „NAIITS - An Indigenous Learning Community“. Elle fait partie du groupe de référence pour les peuples indigènes du Conseil œcuménique des Églises. Son travail se concentre sur le renforcement des communautés indigènes par la théologie, la préservation de la mémoire culturelle et la promotion d'un leadership conscient dans la lutte contre la crise climatique. En tant que défenseur de la reconnaissance et du renforcement des droits indigènes, elle contribue activement au dialogue mondial sur la justice sociale et environnementale.

Modération et concept : Manuel Menrath, responsable du programme des manifestations de formation, Mission 21
Conférences et discussion en anglais, avec traduction simultanée en allemand et aides à la traduction.
Date limite d'inscription : 17 février 2026